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Juniperus communis L. subsp. hemisphaerica (C. Presl) Nyman

J. hemisphaerica C. Presl

Fra.: Genévrier commun.   Esp.: Enebro rastrero.   Ang.: Common juniper.   Ara.: Taga.   Tam.: Tamerbut, taarka, ir’en.

Arbuste à feuilles persistantes, dioïque, à port réduit et étalé, qui peut arriver à mesurer jusqu’à 1,5 m de haut, voire exceptionnellement jusqu’à 2,5 m, et plusieurs mètres de diamètre. En conditions extrêmes de haute montagne, son port est celui d’un matorral semi-sphérique. Le tronc est très tortueux, se ramifiant généralement depuis la base. Écorce brun-rougeâtre, qui se détache facilement en petites plaques à la façon d’écailles. Les feuilles naissent verticillées par 3, très près les unes des autres, donnant à l’arbuste un aspect très dense ; elles sont aciculaires, rigides, piquantes, plus ou moins planes, vertes et avec une large bande blanche longitudinale sur l’endroit ; leur taille est réduite (4-12 × 1,3-2 mm). Cônes mâles ovoïdes, jaunâtres, qui naissent solitaires à l’aisselle des feuilles des pieds mâles. Les pieds femelles produisent les cônes femelles ou galbules, petits (6-10 mm), charnus et subglobuleux, noirâtres, couverts, au même titre que les feuilles, d’une pruine blanc-bleuâtre.

Floraison:

printemps.

 

Fructification:

automne de la deuxième ou de la troisième année.

Habitat:

Haute montagne calcaire et siliceuse (1500-3300 m), souvent au-dessus de la limite de la végétation arborée (cédraies).

Distribution:

Péninsules ibérique, italique et balkanique. Dans le N. de l’Afrique, l’espèce est commune en Algérie (massifs de l’Aurès et du Djurdjura) et moins fréquente au Maroc [Moyen Atlas oriental (massifs de Bou-Iblane et de Tichoukt), Haut Atlas oriental (Djebel Ighil, Djebel Masker, Djebel Ayachi), et très rare dans le Rif occidental (Djebel Lakraa, Djebel Tissouka)].

Observations:

Le port rampant de ce genévrier semble être davantage lié aux conditions de l’habitat dans lequel il apparaît qu’à son propre développement optimum. Ainsi, sur les sommets rocheux dénudés, au-dessus des limites de la végétation arborée, son port est nettement couché, ne dépassant qu’à peine 1 m de haut, tandis que lorsqu’il croît en forêt, sa hauteur peut fréquemment atteindre le double, et il semblerait que les exemplaires de plus grande taille n’étaient pas rares par le passé. En Europe, ses parents de la subsp. communis, bénéficiant de conditions d’habitat plus favorables, peuvent atteindre jusqu’à 1,5 m de haut.

Le genévrier commun aide à la protection des jeunes semis de cèdre les premières années de leur développement contre les dents du bétail et la sécheresse estivale accrue. Elle est considérée comme plante nourrice (nurse plant).

État de conservation:

Bien qu’il s’agisse d’un taxon très rare (et menacé), bien connu dans le N. de l’Afrique depuis plus d’un siècle, il n’est pas cité dans le cadre de l’espèce au sein de la Liste rouge des espèces de l’UICN, et il n’en est fait mention ni en tant que sous-espèces, ni en référence à sa présence dans le N. de l’Afrique. L’espèce est considérée comme de Préoccupation mineure (LC) à l’échelle mondiale (Farjon, 2013). Dans le N. de l’Afrique, il conviendrait d’évaluer la sous-espèce, qui pourrait être considérée comme menacée étant donné que seuls quelques peuplements réduits y survivent, au sein de refuges interglaciaires de haute montagne. En Algérie, elle est incluse dans la Liste des espèces végétales non cultivées protégées (décret exécutif 12-03 du 4 janvier 2012).

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