Customize Consent Preferences

We use cookies to help you navigate efficiently and perform certain functions. You will find detailed information about all cookies under each consent category below.

The cookies that are categorized as "Necessary" are stored on your browser as they are essential for enabling the basic functionalities of the site. ... 

Always Active

Necessary cookies are required to enable the basic features of this site, such as providing secure log-in or adjusting your consent preferences. These cookies do not store any personally identifiable data.

No cookies to display.

Functional cookies help perform certain functionalities like sharing the content of the website on social media platforms, collecting feedback, and other third-party features.

No cookies to display.

Analytical cookies are used to understand how visitors interact with the website. These cookies help provide information on metrics such as the number of visitors, bounce rate, traffic source, etc.

No cookies to display.

Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.

No cookies to display.

Advertisement cookies are used to provide visitors with customized advertisements based on the pages you visited previously and to analyze the effectiveness of the ad campaigns.

No cookies to display.

Revenir

Ononis natrix L.

Fra.: Bugrane fétide, bugrane gluante.   Esp.: Garbancillo, melosa, hierba melera, atrapamoscas.   Ang.: Yellow restharrow, shrubby rest-harrow.   Ara.: Shedida, bu izurarz, (Égypte): littein.   Tam.: Tuizurat, henni, afsdad.

Suffrutex à feuilles persistantes atteignant 1 m de haut, inerme, hermaphrodite, très ramifié depuis la base, dressé, très visqueux. Tiges et rameaux vieux à écorce brunâtre, glabrescente ou poilue-glanduleuse. Ramilles plus jeunes vertes, densément poilues-glanduleuses, et à poils églanduleux de jusqu’à 1,8 mm. Feuilles alternes, les caulinaires trifoliées –exceptionnellement, certaines imparipennées à la base des tiges– et celles de la partie florifère unifoliées, à pétiole et stipules partiellement soudées à ce dernier, folioles de (5)10-30 × 3-20 mm, herbacées, elliptiques à ovées ou suborbiculaires, dentées, vertes, poilues-glanduleuses. Inflorescences axillaires, à pédoncule pourvu d’une arête de 2-15 mm et 1 fleur pédicellée. Calice de 6-17 mm, poilu-glanduleux, à poils églanduleux plus longs, verdâtre, profondément divisé en 5 dents, lancéolées, plus longues que le tube. Corolle de 7-25 mm, papilionacée, à étendard glabre, jaune à nervures violettes ou pourprées, et ailes et carène jaunes ou blanc-jaunâtre, cette dernière falquée. Androcée monadelphe, à 10 étamines. Ovaire poilu, et stigmate capité. Gousse de (11)13-25 mm, subcylindrique, poilue-glanduleuse, très exserte, à 3-27 graines. Graines de 1,5-2,1 mm, réniformes, tuberculeuses et brunes.

Floraison:

avril-juillet.

 

Fructification:

juillet-août.

Habitat:

Matorrals ouverts, friches et bords des chemins et routes, sur presque tous types de terrains, depuis le niveau de la mer jusqu’à la moyenne et haute montagne (jusqu’à 2500 m d’altitude), principalement dans l’aire méditerranéenne, mais également au Sahara septentrional. En zones à bioclimat aride à humide, aux étages inframéditerranéen à supraméditerranéen.

Distribution:

Bonne partie de l’Europe occidentale et centrale, région méditerranéenne et Macaronésie (Madère et îles Canaries). Dans le N. de l’Afrique, elle apparaît dans l’aire méditerranéenne et le Sahara moins aride du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Égypte.

Observations:

Espèce extraordinairement polymorphe, pour laquelle une infinité de taxons infraspécifiques ont été décrits, dont certains peuvent être clairement séparés, tandis que d’autres lui restent subordonnés, ou ont été reconnues comme espèces distinctes mais dont la séparation s’avère difficile. Les plantes à fleurs plus petites, de 7-10 mm, et à poils sur les tiges n’excédant jamais 0,5 mm, glanduleux ou non, sont incluses dans O. natrix subsp. prostrata (Braun-Blanq. & Wilczek) Širj. (O. natrix var. prostrata Braun-Blanq. & Wilczek), endémique du Maroc bien représentée dans le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas. Les deux autres sous-espèces présentent des fleurs plus grandes (corolle de 10-25 mm), comme le sont également au moins les poils églanduleux de la tige, de 0,6-1,8 mm. La plus amplement répartie dans le territoire est O. natrix L. subsp. natrix, présente dans presque toute l’aire méditerranéenne non steppique du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de l’Égypte, tandis que O. natrix subsp. arganietorum (Maire) Širj. (O. arganietorum Maire) est endémique du Maroc (Rif et Atlas). Toutes deux différent essentiellement par la longueur de l’arête des pédoncules floraux, de (2)5-15 et 1-5(7,5) mm respectivement, et la taille des fleurs, à calices de (7)9-17 et 6-8,5(10) mm.

Une espèce proche, O. tazaensis Förther & Podlech, se développe dans les matorrals de montagne du Moyen Atlas marocain (Tazzeka) et de l’Algérie (massif du Djurjura, Atlas tellien). Elle évoque O. natrix subsp. prostrata par son indument de moindre taille, mais les deux autres sous-espèces de cette espèce par la forme des folioles et les dimensions de la corolle. À ce même groupe appartiennent deux autres espèces dont les plantes, également peu lignifiées à la base et pouvant à peine être considérées comme de véritables arbustes, davantage comme des suffrutex (voir la révision de Förther & Podlech, 1992), présentent sur les folioles des feuilles des poils glanduleux et églanduleux. O. hesperia (Maire) Förther & Podlech (O. natrix subsp. hesperia Maire), du Maroc et de l’Algérie (et qui atteint la Mauritanie), et O. mogadorensis Förther & Podlech, une endémique des régions côtières occidentales du Maroc (Kenitra, Safi et Agadir).

État de conservation:

O. natrix est une espèce commune à aire de répartition vaste, tandis que O. tazaensis, O. hesperia et O. mogadorensis sont moins communes et à aire de répartition plus restreinte. Aucune de ces espèces n’est actuellement évaluée à l’échelle mondiale dans la Liste rouge des espèces de l’UICN.

Menu